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Localisation de Yamoussoukro
en Côte d'Ivoire

La ville de Yamoussoukro se touve entre 6°15 et 7°35 de latitude nord et 4°40 et 5°40 de longitude ouest, à 248 kilomètres au nord d'Abidjan, la capitale économique du pays.Avant que la ville s'appelle Yamoussoukro, elle avait le nom de N'Gokro (Village de N'go. Le suffixe "Kro" signifie village en langue Elle a été rebatisée à l'honneur de reine Yamousso, la grand-tante de président Félix Houphouët-Boigny, la nièce de Kouassi N'Go qui dirigeait le village de N'Gokro.Baoulé).

La nouvelle capitale ivoirienne

Dès 1964, le président pouvait montrer des plans ambitieux et faire commencer à construire. En 1965, eut lieu une journée, appelée plus tard la grande leçon de Yamoussoukro, où l'on fit visiter les plantations aux cadres de la nation, aux invités, les conviant à transposer au niveau de leurs propres villages les efforts et réalisations agricoles menées à bien jusqu'ici. Et le 21 juillet 1977,Félix Houphouët-Boigny offrait ses plantations à l'État.
En mars 1983, Yamoussoukro est devenue la capitale politique et administrative de la Côte d'Ivoire, succédant ainsi, en un siècle, à Grand-Bassam (1893-1900), Bingerville (1900-1933) et Abidjan (1933-1983). Outre sa position centrale au sein du territoire de la Côte d'Ivoire, une des justifications données à ce moment-là par le président de la République Félix Houphouët-Boigny, qui en a pris la décision, était que les trois capitales antérieures résultaient d'un choix exclusif du seul colonisateur et que la désignation de Yamoussoukro comme nouvelle capitale devenait ainsi un choix purement national.
En 1994, Yamoussoukro a accueilli les funérailles de Félix Houphouët-Boigny, Président-fondateur de la République de Côte d'Ivoire. La grandiose cérémonie a eu lieu en présence de 27 chefs d'État et de représentants de 120 autres pays. Le nombre total d'invités s'élevait à 7 000 et le coût de la manifestation a été estimé à environ 630 millions de francs CFA. Ces funérailles seront aussi l'occasion de la réunion d'un sommet des chefs d'État de la zone franc, dont François Mitterrand et le premier ministre Édouard Balladur représentant la France, pour traiter particulièrement des conséquences de la dévaluation du Franc CFA.
La majeure partie des activités économiques demeure toujours à Abidjan, mais l'actuel président, Laurent Gbagbo, élu en 2000, a décidé de rendre effectif le projet de faire de Yamoussoukro la capitale politique de la Côte d'Ivoire, malgré les événements qui, depuis 2002, paralysent le pays. Cette décision récente fait l'objet d'un consensus de la part des responsables politiques du pays.

Démographie

La population de Yamoussoukro est constituée essentiellement de Baoulés avec leurs nombreux sous-goupes, lesquels , avec 3 millions de personnes, représentent environ 23% de la population du pays. Il s'agit d'un peuplement récent puisque les spécialistes considèrent qu'avant 1730 les Baoulés en tant que tels n'existaient pas. Selon le recensement de 1998, en Côte d'Ivoire, un habitant sur quatre est étranger. C'est localement le cas dans la région de Yamoussoukro, les populations allogènes venant principalement du Burkina Faso et du Mali, particulièrement pour travailler dans les plantations et dans le secteur du commerce informel.

Urbanisme et habitat

La ville est organisée autour de l'axe principal qui conduit vers le nord du pays et autour duquel a été construite la gare routière, laquelle constitue, comme partout en Afrique, un important et très animé lieu de vie de la ville. Elle comporte à la fois des maisons « en dur », construites en parpaings et recouvertes de toits en « tôle ondulée », et des quartiers organisés selon le système de la « cour » collective autour de laquelle sont construites plusieurs habitations en banco, ce qui respecte l'organisation habituelle et multi-séculaire des villages africains et qui sont disséminés dans une végétation luxuriante. Elle comporte également d'immenses boulevards, larges comme des autoroutes et éclairés en permanence, mais souvent désespérément vides, reliant des constructions plus modernes (i.e. construites après 1980) et dont certains se terminent brutalement dans la brousse.La ville est divisée en 8 quartiers : Assabou, Habitat, Dioulako, Kokrenou, Morofe, N'zuessy, 220 Logements, Énergie